Fenêtres aluminium et DPE : combien de points gagne-t-on réellement sur le diagnostic dans le Gers ?
Combien de points gagne-t-on réellement sur son diagnostic en remplaçant ses fenêtres par de l’aluminium ?
La réponse mérite d’être posée avec rigueur, chiffres à l’appui, plutôt qu’avec les approximations commerciales que l’on croise trop souvent sur ce sujet.
Chez Cunha et Castéra, partenaire Technal installé à Auch depuis plus de 20 ans, nous avons voulu y répondre avec la même exigence que celle qu’on met à poser une fenêtre : au millimètre.
Cet article détaille, chiffres 2026 à l’appui, ce que le remplacement de fenêtres en aluminium à rupture de pont thermique change sur un diagnostic de performance énergétique (DPE) gersois, et surtout dans quelles conditions ce gain se traduit par un changement de classe énergétique.
Le DPE 2026 : une réforme qui rebat les cartes avant même de parler de fenêtres
Avant d’évaluer l’apport propre des menuiseries, il faut isoler un paramètre qui n’a rien à voir avec le bâti et qui va pourtant modifier, mécaniquement, l’étiquette de nombreux logements gersois. Le Premier ministre a signé, le 9 juillet 2025, un décret abaissant le coefficient de conversion de l’électricité en énergie primaire de 2,3 à 1,9. Cette évolution du calcul du DPE est entrée en vigueur le 1ᵉʳ janvier 2026.
Concrètement, un logement entièrement électrique consommant 100 kWh/m² d’énergie finale voit sa consommation d’énergie primaire, celle qui sert au classement, passer de 230 à 190 kWh/m². Selon une étude gouvernementale publiée le 12 novembre 2025, environ 700 000 résidences principales devaient sortir du statut de passoire énergétique grâce à ce seul ajustement du coefficient, un chiffre revu à la baisse par rapport à la première estimation de 850 000 logements, calculée sur le parc de 2023. Une consultation publique ouverte à l’été 2026 a même envisagé une nouvelle révision du facteur de conversion, avec une estimation ministérielle complémentaire de 300 000 logements supplémentaires sortant des classes F et G sans aucun chantier.
Un point à garder en tête avant d’aller plus loin. Une partie de l’amélioration d’un DPE gersois en 2026 vient de cette réforme réglementaire, une autre vient des travaux effectués sur le bâti. Confondre les deux fait surestimer l’apport d’une pose de fenêtres, ou au contraire le sous-estimer si le diagnostic date d’avant 2026.

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Ce que le DPE mesure vraiment quand on parle de « points »
Le DPE ne fonctionne pas comme un barème à points au sens strict. Il repose sur un calcul de consommation d’énergie primaire (exprimée en kWh/m²/an) et d’émissions de gaz à effet de serre, la lettre finale correspondant au plus défavorable des deux indicateurs. Parler de « points gagnés » revient, dans le langage courant, à parler de la baisse en kWh/m²/an obtenue grâce aux travaux, baisse qui peut suffire à franchir un seuil de classe, ou seulement à se rapprocher du seuil suivant sans le franchir.
Les menuiseries interviennent dans ce calcul via trois coefficients techniques que tout propriétaire gersois engagé dans un projet de rénovation a intérêt à connaître : le Uw (performance thermique globale de la fenêtre, cadre et vitrage réunis), le Uf (performance du cadre seul) et le Ug (performance du vitrage seul). Plus ces valeurs sont basses, meilleure est l’isolation. Sans rupture de pont thermique, le Uf d’un châssis aluminium dépasse fréquemment 2,5 W/m².K, contre moins de 1,4 W/m².K dès lors qu’une barrette isolante en polyamide vient interrompre la conduction du métal. Sur les gammes aluminium les plus performantes du marché, ce Uf descend même sous 1,2 W/m².K.
Chez Technal, une fenêtre aluminium à rupture de pont thermique équipée d’un double vitrage à basse émissivité atteint un Uw de 1,6 W/m².K, contre plus de 4,5 W/m².K pour un châssis bois ancien à simple vitrage. Le fabricant évalue à environ 15 % la réduction de la facture de chauffage rendue possible par ce type de remplacement. C’est un ordre de grandeur que l’on retrouve sur les chantiers gersois, à une condition : que la pose soit réalisée dans les règles de l’art, sans pont thermique périphérique au niveau du dormant.

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Combien de points gagne-t-on réellement en posant des fenêtres aluminium RPT dans le Gers ?
Prenons un cas représentatif du parc gersois : une maison de maître en pierre de 120 m², chauffée à l’électricité, dotée de fenêtres bois ou aluminium ancien génération sans rupture de pont thermique (Uw estimé entre 4,5 et 5,8 W/m².K). Sur ce type de bâti, les baies vitrées représentent en général entre 10 % et 15 % des déperditions thermiques totales, un poids qui grimpe encore lorsque les huisseries sont mal posées ou fendillées, ce qui reste fréquent dans l’ancien bâti gascon.
En remplaçant l’ensemble des ouvertures par des menuiseries Technal à rupture de pont thermique (Uw compris entre 1,3 et 1,6 W/m².K selon le vitrage retenu), le gain isolé sur la consommation d’énergie primaire se situe, sur ce type de logement et d’après notre expérience de terrain, entre 8 et 18 kWh/m²/an, selon la surface vitrée, l’orientation et la qualité de la pose. Ce chiffre suffit parfois à faire basculer une maison d’une classe à l’autre, notamment quand elle se situait déjà proche d’un seuil. Trois profils s’en sortent le mieux : les logements proches d’un seuil de classe, les petites surfaces, et les remplacements de simple vitrage par du triple vitrage performant.
Dans la majorité des situations en revanche, ce gain s’intègre à une approche plus globale associant isolation des murs, toiture et ventilation. Il ne suffit que rarement à lui seul à faire sauter une lettre. C’est une position que nous assumons, même si elle est moins vendeuse qu’un argumentaire commercial classique : annoncer un gain de classe garanti sur la seule base d’un changement de fenêtres relève de la promesse commerciale, pas du diagnostic technique.

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Le cas des maisons de maître et fermes gersoises en pierre
Le département compte une proportion importante d’habitat ancien en pierre, souvent bâti avant les premières réglementations thermiques, avec des ratios de surface vitrée élevés sur les façades sud, caractéristiques de l’architecture gasconne traditionnelle. Sur ce type de bâti, l’effet du remplacement des menuiseries se combine à celui de la réforme du coefficient électrique évoquée plus haut : la quasi-totalité de ces logements ruraux est chauffée à l’électricité, faute de réseau de gaz de ville en dehors des centres-bourgs. Ce cumul, réglementaire d’un côté, technique de l’autre, explique les gains de classe les plus nets que nous observons actuellement sur les diagnostics réalisés après travaux dans le Gers rural.
Simple vitrage ancien contre aluminium RPT : l’écart de performance
L’écart entre un simple vitrage ancien et une fenêtre aluminium à rupture de pont thermique dernière génération se mesure directement sur le Uw : de plus de 4,5 W/m².K à 1,6 W/m².K en configuration standard, et jusqu’à moins de 1,2 W/m².K sur les gammes les plus performantes associées à un triple vitrage. La norme actuelle recommande un Uw inférieur à 1,6 W/m².K pour toute rénovation énergétique de qualité, et vise l’excellence sous 1,2 W/m².K, deux seuils que la gamme Technal que nous posons chez nos clients gersois permet d’atteindre selon la configuration retenue.

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Pourquoi la seule pose de fenêtres suffit rarement à changer de lettre ?
L’erreur la plus fréquente que nous constatons chez les propriétaires gersois consiste à traiter les fenêtres en premier, « parce que c’est visible », alors que la toiture et les murs représentent le poste de déperdition le plus lourd sur la majorité des maisons anciennes du département. Le DPE récompense une logique d’enveloppe globale : isolation, étanchéité à l’air, ventilation, puis système de chauffage. Les menuiseries deviennent décisives une fois ce socle traité, ou lorsqu’elles sont franchement défaillantes et concentrent, à elles seules, l’essentiel des pertes de chaleur du logement.
Nous recommandons, avant tout devis, un diagnostic technique du bâti dans son ensemble. Un remplacement de fenêtres engagé isolément, sans traitement des murs ou de la toiture sur une maison ancienne mal isolée, produira un gain réel mais rarement suffisant pour franchir une lettre à lui seul. Engagé en complément d’une isolation des combles ou d’un changement de système de chauffage, ce même remplacement devient souvent l’élément qui fait basculer le diagnostic.

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Le contexte gersois : passoires thermiques, habitat rural et climat
À l’échelle nationale, la France comptait, au 1ᵉʳ janvier 2025, 3,9 millions de résidences principales classées F ou G, soit 12,7 % des 30,9 millions de résidences principales du pays, en recul de 327 000 logements sur un an selon les statistiques du ministère de la Transition écologique. L’isolation y est jugée insuffisante dans 92 % des cas de passoires thermiques, contre 47 % en moyenne sur l’ensemble du parc, un écart qui illustre bien pourquoi l’enveloppe du bâtiment reste, structurellement, le premier levier d’amélioration.
Le Gers présente des caractéristiques qui accentuent l’enjeu :
- un parc de logements ruraux anciens proportionnellement plus important que la moyenne nationale,
- une part significative de chauffage électrique faute de réseau de gaz naturel en zone rurale,
- un climat de transition entre influences océaniques et continentales, avec des hivers plus marqués que sur la façade atlantique et des besoins de chauffage réels sur plusieurs mois de l’année.
Ces trois facteurs combinés expliquent pourquoi la réforme du coefficient électrique de 2026 a un effet statistiquement plus favorable sur notre territoire que sur des zones urbaines mieux desservies en gaz de ville.
Questions fréquentes sur les fenêtres aluminium et le DPE dans le Gers que l’on pose à notre équipe le plus souvent :
Combien de points gagne-t-on réellement en changeant ses fenêtres pour de l’aluminium dans le Gers ?
Comptez, sur une maison ancienne représentative du parc gersois, un gain de l’ordre de 8 à 18 kWh/m²/an sur la consommation d’énergie primaire. C’est parfois suffisant pour changer de classe, si le logement était déjà proche d’un seuil ; sinon, ce gain vient s’ajouter aux autres postes de travaux, sans faire basculer la lettre à lui seul.
Le remplacement de fenêtres suffit-il, à lui seul, à faire changer une maison de classe DPE ?
Rarement, si le reste de la maison est mal isolé. Cela marche surtout près d’un seuil de classe, sur les petites surfaces, ou en cas de passage d’un simple vitrage à un triple vitrage performant. Dans les autres cas, l’effet des fenêtres vient s’ajouter à celui des murs et de la toiture, pas le remplacer.
Faut-il attendre la réforme du DPE de 2026 avant de refaire ses fenêtres ?
Non. La réforme du coefficient de conversion électrique s’applique automatiquement aux diagnostics réalisés à partir du 1ᵉʳ janvier 2026, et les diagnostics antérieurs peuvent être mis à jour gratuitement via l’Observatoire DPE-Audit de l’ADEME, sans nouvelle visite du logement. Un remplacement de fenêtres engagé avant cette date reste pleinement valorisé, la mise à jour de l’étiquette se faisant indépendamment des travaux réalisés.
Les fenêtres aluminium à rupture de pont thermique sont-elles éligibles aux aides à la rénovation ?
Sous réserve de respecter les seuils de performance en vigueur au moment du dépôt de dossier, oui : les menuiseries aluminium RPT posées par un professionnel certifié peuvent entrer dans le périmètre des dispositifs d’aide à la rénovation énergétique. Nous vérifions l’éligibilité de chaque projet avec le client avant la signature du devis, dossier par dossier.
Quelle est la différence de performance entre un simple vitrage ancien et une fenêtre Technal RPT ?
L’écart se mesure sur le coefficient Uw : plus de 4,5 W/m².K pour un simple vitrage ancien, contre 1,6 W/m².K pour une fenêtre aluminium Technal à double vitrage standard à rupture de pont thermique, et jusqu’à moins de 1,2 W/m².K sur les configurations les plus performantes.
Le DPE recalculé en 2026 nécessite-t-il un nouveau diagnostic sur place ?
Non, la mise à jour liée au nouveau coefficient de conversion électrique est automatique et gratuite pour les diagnostics existants, sans nouvelle visite du diagnostiqueur. Un nouveau diagnostic complet ne reste nécessaire qu’en cas de vente, de mise en location, ou de travaux significatifs modifiant réellement les caractéristiques thermiques du logement.







