Chaque été, les maisons de Bellegarde-Sainte-Marie accumulent de la chaleur. Ce n’est pas une impression : en Haute-Garonne, les épisodes caniculaires dépassent désormais régulièrement les 38 °C, et le bâti résidentiel des années 1980 à 2010 n’a pas été conçu pour ça. Les volets ferment la lumière. La climatisation coûte cher et fatigue les structures. Il existe une troisième voie, plus logique d’un point de vue thermique : intercepter le rayonnement solaire avant qu’il atteigne la façade.
Ce que dit la réglementation : RE2020 et confort d’été
Depuis le 1er janvier 2022, la Réglementation Environnementale 2020 (RE2020) encadre les constructions neuves avec des exigences de confort estival que la RT2012 ne posait pas avec la même précision. L’indicateur central est le DH (Degrés-Heures d’inconfort) : pour une maison neuve en zone H2 (qui comprend Bellegarde-Sainte-Marie), ce seuil est fixé à 350 DH dans la catégorie standard. Au-delà, le bâtiment ne peut être validé sans mesures correctives.
Les brise-soleil jouent directement sur ce calcul. Un facteur solaire Fc d’une protection extérieure en lames d’aluminium se situe entre 0,13 et 0,20 selon la géométrie des lames : c’est la valeur qui multiplie le facteur solaire de la baie vitrée pour obtenir le facteur solaire global de la paroi. Avec un facteur solaire de baie de 0,32 (vitrage standard 4/16/4 Argon) et un brise-soleil affichant Fc = 0,15, le facteur solaire global tombe à 0,048. C’est un abattement de 85 % du flux solaire incident.










