Il y a quelque chose de particulier dans la lumière de Lasserre. Cette luminosité franche, presque coupante en été, qui transforme les façades en capteurs thermiques involontaires et les pièces orientées sud ou ouest en espaces difficilement habitables entre juin et septembre. Ce n’est pas une question de confort accessoire. C’est une donnée climatique concrète, mesurable, qui conditionne directement la qualité de vie à l’intérieur d’un logement et le niveau de consommation énergétique d’un foyer.
Ce qu’est vraiment un brise-soleil : au-delà de l’idée reçue
On confond souvent le brise-soleil avec un simple volet ou une pergola. Ce sont pourtant des dispositifs fondamentalement différents, tant dans leur conception que dans leur mode d’action.
Un brise-soleil orientable en aluminium est un système de lames parallèles, fixes ou motorisées, installées en saillie sur la façade ou au-dessus d’une menuiserie. Sa fonction première est d’intercepter le rayonnement solaire direct avant qu’il n’atteigne le vitrage, ce qui est radicalement plus efficace thermiquement que de bloquer la lumière après qu’elle a traversé le verre. Les spécialistes du bâtiment parlent de protection solaire extérieure, et l’ADEME rappelle dans ses publications que ce type de dispositif peut réduire les apports solaires d’été de 70 à 90 % selon l’orientation et l’angle des lames.
C’est un écart considérable. Un store intérieur ou un rideau, même opaque, ne peut atteindre ces performances car la chaleur est déjà à l’intérieur du vitrage au moment où il intervient. Le brise-soleil, lui, agit en amont du phénomène.










